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Le poids de mes ivresses : Soleil d’hiver

Posté par hommedenonvie le 25 septembre 2010

Il fait froid ce matin là
Mais mes nerfs sont calmes; je ne souffre en rien
Car ses yeux me regardent,
Pleins de ce fragile soleil, et de grandes espérances
Ces quêtes d’éternel auxquelles on veut croire encore une fois
Sans peur de sombrer, car nos âmes sont closes.
On ne se touche pas, on s’embrasse du regard;
Il n’y a rien d’autre qu’elle et moi, et ce soleil friable, et le froid.
On s’oublie dans le visage de l’autre, tant et si bien
Qu’on ne voit pas le ciel s’assombrir.
Elle veut rentrer – une chaude alcôve nous attends.
Mas d’ici là, le soleil se sera éteint,
Tout comme ses yeux, devenus sales.

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Attente – Troisième : Les Plaies

Posté par hommedenonvie le 25 septembre 2010

Proche de la douce folie au bords tranchants
Le goût de tes lèvres a disparu maintenant.
Se contenir, un moment de plus, puis mourir
En dedans.

Puis renaître, bêtement, pour un geste en ma direction
Qui ressemble à tout, même aux faux mouvements
Et ranime une flamme qui m’a déjà trop brûlé
Me laissant pantelant, incapable d’oubli.

Parfois je te préfère morte, en moi :
On ne s’endeuille pas de l’objet d’un désir
Tant qu’il subsiste dans nos plaies.

Pâle oubli face à ta chaleur
Aujourd’hui, j’en suis à égale distance
Des deux, et le soleil en rit.

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Attente – Deuxième

Posté par hommedenonvie le 25 septembre 2010

Ton absence douce amère
Les caresses du soleil sur la peau
- et toi aussi, quelque part -
Lancinante mélancolie – ton regard au loin

Voitures qui passent, comme des lames
Qui m’ouvrent au vent, qui ne chuchote plus.
J’hésite – encore – ,
Et m’accroche à toi
Comme un enfant à une mère indolente.

Le soleil, vainement, me détourne l’attention
Mais tu surgis, toujours au détour d’une brise.
Je m’y perds, souvent; un pas de plus
Vers toi, et je me noie
Dans tes yeux qui cherchent l’ailleurs,
Cet ailleurs où je ne suis pas.

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Attente – Première

Posté par hommedenonvie le 25 septembre 2010

Un soir de plus, où je t’attends,
En vain, une pierre de plus sur mes épaules,
Encore une ride, marquée au cœur
Qui se ferme presque de t’attendre ouvert.

Le brûlant souvenir de tes cheveux dans la nuit
Ne suffisent plus; ils me lacèrent,
Et de ta présence au loin, je suffoque -
De savoir que ton odeur n’est plus mienne.

Ton sourire aujourd’hui, de cette innocence qui blesse,
Et tes promesses volatiles, faites de lames à blanc,
La lointaine douceur de ta peau, de ta voix,
J’en pleure maintenant de les avoir affrontées.

N’étais tu mienne qu’un instant?
Le vent des nuits d’août n’ont pas de réponse.
Tout juste chuchotent ils ton nom -
Et leur fraicheur de me mordre.

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